Extraits des textes des chansons









L'Hôtel du café

Situé sur la place, en face de la mairie
À côté du café, chez le gros Bibi
Au début de l'été, commence cette vie
Les clients arrivaient, par le train de midi

Pour avoir une place, il fallait réserver
Il n'y avait pas de crasse, c'était bien soigné
Les gens très distingués, venaient y séjourner
On mangeait la rascasse, qui venait d'être pêchée

Ne demandez pas l'adresse, je ne peux vous la donner
C’est peut-être en Grèce, ou au bord de l'Yerres ?
Mais je sens sa caresse, près de la cheminée
Du soleil d'été, traverser cette allée

Pour avoir une place, il fallait réserver
Il n'y avait pas de crasse, c'était bien soigné
Les gens très distingués, venaient y séjourner
On mangeait la rascasse, qui venait d'être pêchée

Ne demandez pas l'adresse, je ne peux vous la donner
C’est peut-être en Grèce, ou au bord de l'Yerres ?
Ne demandez pas où est-ce ?C’est peut-être cette pièce, au bord de mon ivresse ?, je ne sais plus y aller



W. Lepoivre


Lisette


        Tôt le matin, le soleil se levait,
        lorsque sa mine lui souriait
        elle lui mimait son rêve, caresse
        sa joue ses lèvres, ses yeux ridés

        Allons Lisette, faut se lever
        faut prendre musette, pomme , cahiers

        Son déjeuner, à peine préparé
        sur la table, ses petits pains
        croustillaient, une odeur d'été
        envahissait, la porte d'entrée

        Soudain son nez, se met à renifler,
        l'odeur a frappé, sachant la lever
        Du lit s'est jetée, d'un bond s'est dressée,
        voici arrivé Lisette, enchantée

W. Lepoivre
Sûr de la route


Je suis à la bourre, j'ai pris du retard. 
Derrière ce car me bloque la route
Il y a du trafic, du brouillard, de la zic. 
Mes essuies glaces qui frottent la surface

Sur la route, suis en déroute
Je n'ai pas de doute, suis sûr de la route

Premier virage, suis dans la nage. 
Piéton dégage, t'obstrues mon image
Il y a des dos d'ânes; décolle, je vole! 
Et je rigole ben oui je déconne!

Premier carrefour faut faire le tour. 
Pas le temps pour la zone 30
suis pas dans la détente. serai pas là pour 08h30

Dernière ligne droite, à l'arrivée, 
 pas su freiner dans la ruelle étroite
J'avais les mains moites. 
dans ce brouillard, peux plus rien voir

J'étais à la bourre, n'ai plus de retard. 
Devant ce car je bloque la route
Il y a du trafic, du brouillard, de la zic. 
Plus d'essuies glaces ni de surface...
W. Lepoivre

Fin de vie

Merci à tous pour ce bonheur ! 
amis qui ont du cœur
Sans oublier mes frères et sœurs. 
Qui ont vécu mes premières heures

Je m'en vais rejoindre le ciel, 
L'injection dans ma veine
Je m'en vais rejoindre 
l'éternel 
accélération de fin de vie

Merci à vous Messieurs, Mesdames, 
pour ces instants pleins d’états d’âme
Moments de joies passés ensemble 
 ces images qui vous rassemblent

Pour ces soirées "biens arrosées",
certaines qu'on a oubliées
Merci d’être ou ne pas être 
 Amis, ennemis même inconnus

Pour le réel ou le mystère, 
il faudra bien taire cette affaire
Et ainsi plaire à nos mégères. 
Votre attente, ainsi que mon détour
W. Lepoivre

A l'ombre

Y a pas l'ombre d'un sourire sur la tête de ce maton
Y a pas l'ombre d'un rire dans les couloirs de cette prison
Je vais bientôt subir la suprême humiliation
Des inconnus vont dire si je suis dangereux ou non

Mais voyez-vous monsieur, je ne suis pas une bête de foire
Renvoyez ces curieux! Je ne veux pas de cette gloire!
C'était juste une bêtise, un petit vol à l'étalage
J'ai pas les mots pour le dire, mais je ne suis pas une bête sauvage

Je crois les yeux de miens, qui me sortent de cette torpeur
Mais je n'y vois plus rien, que de la honte et de la douleur
Bientôt la solitude sera ma seule amie
Et c'est d'entre ces murs que je verrai défiler ma vie

Merci beaucoup Monsieur d'avoir statué sur mon sort
D'apaiser les haineux qui me voudraient déjà mort
Grâce à vous Monsieur, on a enfermé l'ordure
Pour un an ou deux, le monde est un peu plus sûr

P. Lefevre
L'imposture

C'est pas le monde que je voulais, J'ai pas la vie dont j'ai rêvé
Les beaux livres m'ont bien trompé, Les gentils n'ont pas gagné
On ravale nos utopies, On court après notre monnaie
Et parfois même on oublie, Qu'on en est pas satisfait

On tente de faire bonne figure, De rayonner en société
On prolonge l'imposture, On cache l'absurde vérité
Sous des litres de mauvaise bière, Cest nos douleurs qu'on enterre
On espère pour quelques heures, Pouvoir oublier nos malheurs

MEME SI MA MERE ME DISAIT QU'J'ETAIS L'PLUS FORT
JE VOIS BIEN QU'J'AI PAS LES BRAS POUR AFFRONTER MON TRISTE SORT
MEME SI JE LAISSE MES IDEES NOIRES SUR LE BORD
J'VOIS BIEN QU'C'EST CEUX D'EN-BAS QUI S'FONT PASSER SUR LE CORPS

C'est pas le monde que je voulais J'ai pas la vie dont j'ai rêvé
Mais même si c'est pas parfait Ca m'empêche pas d'en profiter
Alors, on continue A rire de nos méfaits
Même si on sait qu'c'est peine perdue On prend l'plaisir là où il est

MEME SI MA MERE ME DISAIT QU'J'ETAIS L'PLUS FORT
JE VOIS BIEN QU'J'AI PAS LES BRAS POUR AFFRONTER MON TRISTE SORT
MEME SI JE LAISSE MES IDEES NOIRES SUR LE BORD
J'VOIS BIEN QU'C'EST CEUX D'EN-BAS QUI S'FONT PASSER SUR LE CORPS

P. Lefevre
Elle ne veut pas d'un bébé toute seule !


Elle ne veut pas d'un bébé toute seule
Elle ne veut pas de préjugés ni de coups de gueule
Difficile de prévoir, le corps et l'amour aidant,
empêchent tout simplement d'y réfléchir avant

Ni machos, ni prélats,
ni curé ni prêtresse
Ne pourront l'empêcher
d'interrompre sa grossesse

Quant à la prudence Pilules et conseils
c'était ni le moment, ni l'instant ou la veille
L’œuf qu'elle a en elle, ne sera fœtus
Il n'y a qu'à! Disent les coutumes et les us

Mais pour elle c'est vivre un enfer
Que faut-il faire? Le garder et se taire?»
Qui d'autre qu'elle a ce droit maternel
sa vie, sa santé...c'est la sienne !

Provita, anti Peers et ragots de missels
ne vous en déplaise son corps lui est personnel
Qui d’autre qu’elle a le droit sur elle
Son corps lui appartient et nulle s'en mêle

P. Stevens
Anti-fessée

C'est le petit à la tête dure.
Il ne dira rien des coups de ceinture
que ses frères et sœurs se rassurent,
on ne dira rien, on les aimait bien.

Acclamer la Loi anti-fessées ?
Qu'allez vous faire pour les autres fées ?
Battues à mort afin qu'elles se taisent.
Sans avoir eu le temps d'être écoutées

Partout les guerres s’étalèrent
Même chez nous, quelle misère !
Un coup par-ci , des coups par-là !
Ce n'était pas grave, on résista.

Acclamer la Loi anti-fessées ?...
Qu'allez vous faire pour les autres fées ?
Battues à mort afin qu'elles se taisent
Sans avoir eu le temps d'être écoutées

L'émergence des demandes
N'empêchera pas le silence des enfants
Qui ne trahiront pas leurs aînés
Pour un non-droit...à la fessée.

Acclamer la Loi anti-fessées ?...
Qu'allez vous faire pour les autres fées ?
Battues à mort afin qu'elles se taisent
Sans avoir eu le temps d'être écoutées

Attention très chers Parents,
le banc des accusés vous attend
Si l'envie vous prenait
de donner la fessée à vos enfants!

Acclamer la Loi anti-fessées ?
Qu'allez vous faire pour les autres fées ?
Battues à mort afin qu'elles se taisent.

Sans avoir eu le temps d'être écoutées
W. Lepoivre